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Du bout des Doigts

LE PROJET

Quand j’ai décidé de réaliser un mini-documentaire pour tester du nouveau matériel, j’ai naturellement pensé à Jean-Michel Laugier. C’est un artiste qui est bien plus que ce qu’il laisse entendre. Par ses sculptures minutieuses il a la capacité de donner vie à des dessins, des affiches ou des photos en offrant une troisième dimension au sujet représenté. Le sachant passionné de musique je lui ai proposé de modéliser un dessin de Gerald Scarfe tiré de l’affiche du film Pink Floyd: The Wall.

 

Du Bout des Doigts réalisé par Aurélien Godet

LE CONTEXTE

Le tournage était prévu pour s’étendre sur 2 jours compte tenu du temps de séchage du moule et de celui du tirage. L’équipe quant à elle devait n’être constituée que d’une seule personne: moi. N’ayant pas organisé de réels repérages je m’étais fait à l’idée de découvrir l’atelier de Jean-Michel sur le tard.  Il y a toujours des contraintes lors de tournages. Cela fait partie du jeu bien qu’on essaye autant que possible d’en réduire la liste. Mais je m’étais fait à l’idée de réaliser ce tournage avec une approche « documentaire », sans repérages, avec une petite équipe 😉 peu de lumière,  une grande capacité de déplacement et de cadrage et mes 2 jokers : background technique et créativité.

LE TOURNAGE

Le tournage fut scindé en 2 parties. La partie la plus chronophage: la sculpture et sa mise en peinture puis l’interview. L’atelier de Jean-Michel est baigné de lumière naturelle, il fait face à une fenêtre donnant sur une vallée arborée. Un éclairage tungsten lui apportait le confort nécessaire à son travail. L’orientation de son atelier ne me permettant pas de l’éclairer directement j’ai donc utilisé la lumière extérieure comme lumière principale et joué sur sa lumière d’appoint comme remplissage. Le temps couvert permettait ce mix qui n’est pas, soyons honnête, ce que l’on fait de mieux. Ne pouvant pas le filmer de face je me suis focalisé sur ses mains en variant autant que possible les angles et les valeurs de cadre. Quand j’en avais l’opportunité quelques plans de situation furent réalisés à l’aide d’un trépied ou d’un slider pour dynamiser l’ensemble. J’avoue que mon monopod fût un précieux allier, me permettant de bouger rapidement et facilement tout en conservant une réelle stabilité. J’ai volontairement utilisé les grandes ouvertures avec parcimonie, sur quelques plans de coupe. Le but était de montrer le travail de Jean-Michel et pas de tomber dans l’esthétisme gratuit. Le son n’a volontairement pas été enregistré pour laisser Jean-Michel écouter librement sa musique. des sons seuls furent réalisés à l’aide d’un HF en fixant le micro sur des outils tels que pinceaux bien que ce materiel de très bonne qualité ne soit finalement utilisé.

Pour l’interview, le décor naturel ne me donnant pas satisfaction, un fond de studio fût improvisé en utilisant des plaques de placo et en les espacant dans la profondeur pour créer un jeu de lumière. Pour être raccord avec le mix lumière du jour/lumière artif de la première partie du tournage, le fond fût principalement éclairé par un mizard en 3200 tandis qu’il recevait un peu de la lumière du jour du panneau à led qui éclairé Jean-Michel Laugier. Les fenêtres furent condamnées dans la mesure du possible car celles du plafond ne pouvaient pas vraiment être atteintes. L’interview fût réalisée principalement au 85mm.

What’s happened to me?

 

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